Chirurgie du genou

Instabilité chronique du genou

Diagnostic et traitement de l'instabilité chronique du genou à Lyon : ostéotomie correctrice et ligamentoplastie.

Instabilité chronique du genou

Définition

L'instabilité chronique du genou correspond à une sensation répétée de dérobement, de subluxation ou de perte de confiance lors des activités quotidiennes ou sportives.

Dans le cadre Clarence, cette page regroupe surtout deux grands mécanismes retrouvés dans le docx : l'instabilité ligamentaire après entorse grave du genou (LCA/LCP) et l'instabilité rotulienne après luxation de rotule.

Sans prise en charge adaptée, ces épisodes répétés favorisent les lésions méniscales, cartilagineuses et la limitation progressive des activités. Le traitement dépend donc avant tout de la cause précise de l'instabilité.

Diagnostic

Le diagnostic repose sur l'interrogatoire, l'examen clinique et l'imagerie pour distinguer une instabilité ligamentaire d'une instabilité rotulienne et rechercher les facteurs favorisants.

Symptômes

  • Épisodes récurrents de dérobement du genou lors des changements de direction
  • Sensation d'insécurité ou d'appréhension à la marche, dans les escaliers ou au sport
  • Douleur du genou avec gonflement rapide lors des épisodes d'instabilité
  • Sensation de genou qui "lâche" ou de rotule qui se déboîte
  • Limitation des activités physiques avec retentissement sur la qualité de vie

Signes cliniques

  • Laxité ligamentaire objective : Lachman, tiroir antérieur ou postérieur selon le ligament atteint
  • Signe d'appréhension rotulienne et recherche d'une instabilité de rotule
  • Amyotrophie ou inhibition quadricipitale, fréquente après les épisodes traumatiques
  • Analyse de la mobilité, de la stabilité rotulienne et des ligaments latéraux
  • Évaluation globale du genou pour rechercher une lésion méniscale, cartilagineuse ou osseuse associée

Examens complémentaires

Le bilan d'imagerie dépend du mécanisme suspecté, mais il doit toujours rechercher les lésions associées et les facteurs anatomiques favorisants.

Traitement

Le traitement conservateur est privilégié en première intention lorsqu'il n'existe pas d'instabilité invalidante ou de lésion associée imposant une chirurgie.

  • Réduction de l'épisode aigu si nécessaire puis immobilisation courte par attelle adaptée
  • Kinésithérapie précoce : renforcement du quadriceps, travail de la stabilité et proprioception
  • Orthèse de stabilisation pour les activités physiques ou les suites d'entorse grave
  • Adaptation des activités, antalgiques et glaçage selon la cause
  • Surveillance pour détecter une récidive, une instabilité persistante ou une lésion secondaire

La chirurgie n'est envisagée qu'après un bilan précis. Elle dépend du type d'instabilité : ligamentaire après entorse grave, ou rotulienne en cas de luxations récidivantes.

  • Ligamentoplastie du LCA ou reconstruction du LCP en cas d'instabilité ligamentaire persistante
  • Reconstruction du ligament patello-fémoral médial (MPFL) pour les instabilités rotuliennes récidivantes
  • Transposition de la tubérosité tibiale antérieure (TTA) ou geste complémentaire si les facteurs anatomiques le justifient
  • Traitement des lésions associées : ménisque, cartilage, lésion ostéochondrale
  • Rééducation postopératoire prolongée avec reprise sportive graduée selon le geste réalisé